Rougeurs persistantes sur les joues, petits vaisseaux visibles autour du nez, sensation de chaleur ou poussées inflammatoires : les manifestations de la rosacée peuvent être très différentes d’une personne à l’autre.
Le terme « couperose » est couramment employé pour désigner les petits vaisseaux dilatés visibles à la surface de la peau. La rosacée est toutefois une affection plus large et chronique, susceptible d’associer rougeurs transitoires ou persistantes, télangiectasies, papules, pustules et parfois atteinte oculaire.
Le traitement doit donc être choisi en fonction des manifestations réellement présentes. Une crème, un traitement oral et un laser vasculaire ne poursuivent pas exactement le même objectif et peuvent, dans certaines situations, être associés.
Couperose, rosacée et rougeurs : de quoi parle-t-on ?
La rosacée
La rosacée est une affection inflammatoire chronique qui touche principalement la région centrale du visage. Elle peut se manifester par différents signes :
- des rougeurs transitoires ou bouffées vasomotrices ;
- un érythème persistant ;
- des télangiectasies, c’est-à-dire de petits vaisseaux visibles ;
- des papules ou des pustules ;
- des sensations de brûlure, de picotement ou d’échauffement ;
- une atteinte oculaire chez certains patients ;
- plus rarement, un épaississement progressif de certaines zones de la peau.
Ces manifestations ne sont pas nécessairement toutes présentes chez une même personne. Les recommandations actuelles privilégient donc une approche fondée sur les signes observés plutôt qu’une classification rigide en sous-types.[1–3]
La couperose
Le mot « couperose » ne désigne pas une maladie distincte au sens strict. Il est généralement utilisé pour décrire la présence de télangiectasies, notamment sur les joues, les ailes du nez et le menton.
Ces vaisseaux peuvent s’inscrire dans le cadre d’une rosacée, mais également apparaître indépendamment. Leur identification est importante, car un traitement destiné aux papules et aux pustules ne fera pas nécessairement disparaître les vaisseaux visibles.
Les rougeurs ne correspondent pas toujours à une rosacée
Une rougeur du visage peut avoir d’autres origines : irritation, dermatite, réaction à un produit, exposition solaire, prise de certains médicaments ou autre affection cutanée.
Une rougeur inhabituelle, brutale, douloureuse, accompagnée de symptômes généraux ou associée à une atteinte oculaire importante nécessite une évaluation médicale. Le diagnostic doit être posé avant d’envisager un traitement laser.
Quels facteurs peuvent aggraver la rosacée ?
Les facteurs déclenchants varient selon les patients. Les plus fréquemment rapportés comprennent notamment :
- l’exposition solaire ;
- la chaleur ou les variations importantes de température ;
- les boissons très chaudes ;
- l’alcool ;
- certains aliments épicés ;
- l’activité physique intense ;
- le stress émotionnel ;
- certains produits appliqués sur le visage.
Il n’est généralement pas nécessaire d’éviter systématiquement tous ces facteurs. L’objectif est plutôt d’identifier ceux qui déclenchent réellement des poussées chez la personne concernée.
Quelle place pour les traitements topiques ?
Lorsque la rosacée comporte des papules et des pustules, différents traitements locaux peuvent être proposés. Parmi ceux-ci figurent notamment l’acide azélaïque et l’ivermectine.[3,4]
L’acide azélaïque
L’acide azélaïque possède une action anti-inflammatoire. Il peut être utilisé pour réduire les papules et les pustules associées à certaines formes de rosacée.
Une irritation, une sensation de picotement ou une sécheresse peuvent survenir, particulièrement au début du traitement. La fréquence d’application doit être adaptée à la tolérance cutanée et à la prescription médicale.
L’ivermectine
L’ivermectine topique peut également être proposée dans les formes inflammatoires comportant des papules et des pustules.
Son mécanisme d’action dans la rosacée n’est pas entièrement élucidé. Son efficacité pourrait notamment reposer sur son action anti-inflammatoire et sur son activité à l’égard des acariens Demodex, dont la densité peut être augmentée chez certains patients.
Ni l’ivermectine ni l’acide azélaïque ne constituent cependant un traitement direct des télangiectasies déjà installées.
Un traitement oral est-il parfois nécessaire ?
Dans certaines formes inflammatoires plus étendues ou insuffisamment contrôlées par les traitements locaux, un traitement oral peut être envisagé. Son choix dépend de la présentation clinique, des contre-indications, des traitements déjà utilisés et du profil du patient.
Lors de la consultation, le diagnostic permet de déterminer s’il est préférable d’utiliser un traitement local, un traitement oral, un dispositif médical ou une combinaison de plusieurs approches. Le traitement de l’acné, de la rosacée inflammatoire et des rougeurs vasculaires ne repose pas sur un protocole identique.
Quelle place pour le laser dans la couperose et la rosacée ?
Les traitements médicamenteux agissent principalement sur la composante inflammatoire. Lorsque la principale manifestation est constituée de vaisseaux visibles ou d’un érythème persistant, un laser vasculaire ou un dispositif lumineux peut être discuté.[4–7]
L’énergie lumineuse est absorbée par l’hémoglobine contenue dans les vaisseaux ciblés. Cette absorption produit un échauffement contrôlé pouvant entraîner la réduction progressive du vaisseau traité.
Le traitement doit toutefois être adapté à la taille, à la couleur et à la profondeur des vaisseaux, ainsi qu’au phototype et à l’existence éventuelle d’un bronzage récent.
Quels signes peuvent être améliorés par un traitement vasculaire ?
Selon l’indication et le dispositif utilisé, un traitement vasculaire peut notamment être envisagé pour :
- certaines télangiectasies du visage ;
- des vaisseaux visibles autour du nez ;
- certaines rougeurs persistantes ;
- la composante vasculaire d’une rosacée.
En revanche, le laser ne traite pas toutes les manifestations de la rosacée. Il ne remplace pas un traitement anti-inflammatoire lorsqu’il existe des papules ou des pustules actives et ne permet pas de garantir la disparition définitive de la maladie.
Quels lasers ou dispositifs peuvent être utilisés ?
Plusieurs technologies sont employées dans le traitement des lésions vasculaires du visage :
- le laser à colorant pulsé, souvent utilisé pour certaines rougeurs diffuses et certains petits vaisseaux ;
- le laser KTP 532 nm, qui peut cibler certains vaisseaux superficiels ;
- la lumière intense pulsée ou IPL, qui n’est pas un laser mais peut être proposée pour certaines rougeurs diffuses ;
- le laser Nd:YAG 1064 nm, qui peut être envisagé pour certains vaisseaux plus profonds ou de plus grand calibre.
Aucun dispositif n’est automatiquement supérieur dans toutes les situations. Le choix dépend de la présentation clinique, du phototype, de la profondeur des vaisseaux, de l’expérience du praticien et des paramètres pouvant être utilisés en sécurité.
Quelle place pour le Clarity II au cabinet ?
Le Clarity II dispose notamment d’une longueur d’onde Nd:YAG 1064 nm. Après examen médical, celle-ci peut être envisagée pour certaines lésions vasculaires, en fonction de leur nature, de leur profondeur, du phototype et des paramètres pouvant être utilisés en sécurité.
La présence d’une plateforme laser ne signifie pas que toutes les rougeurs doivent être traitées avec le même dispositif. L’examen initial reste indispensable pour confirmer l’indication et déterminer si un autre traitement ou une autre technologie serait plus approprié.
Pourquoi l’automne est-il une période intéressante pour certains traitements laser ?
L’automne et l’hiver facilitent généralement la limitation des expositions solaires avant et après une séance. Cette période peut donc être pratique pour programmer certains traitements laser.
Cela ne signifie pas qu’un traitement doit commencer automatiquement dès l’arrivée de l’automne. Une peau récemment bronzée peut conduire à reporter la séance afin de limiter le risque de brûlure ou de modification pigmentaire.
Il n’existe pas de délai identique pour tous les patients. La décision dépend de l’exposition solaire récente, du bronzage résiduel, du phototype, du dispositif et de la zone à traiter.
Une peau naturellement foncée peut-elle recevoir un traitement laser vasculaire ?
Une peau naturellement pigmentée et une peau récemment bronzée ne correspondent pas à la même situation clinique.
Chez les phototypes foncés, la mélanine épidermique absorbe davantage certaines longueurs d’onde. Le choix du dispositif, les paramètres, le refroidissement et la surveillance doivent donc être adaptés afin de réduire le risque de brûlure ou de trouble pigmentaire.
Le phototype ne suffit pas, à lui seul, à déterminer si un traitement est possible. L’indication doit être évaluée individuellement.
Comment se déroule une séance de laser vasculaire ?
Avant la séance, la zone est examinée et les antécédents médicaux sont recherchés. Le patient doit signaler les traitements en cours, les réactions antérieures au laser, les troubles pigmentaires, les infections cutanées et l’exposition solaire récente.
Pendant le traitement, des impulsions lumineuses sont délivrées sur les vaisseaux sélectionnés. Une sensation de chaleur ou de picotement peut être ressentie. Un système de refroidissement peut être utilisé afin d’améliorer la tolérance et de protéger l’épiderme.
Après la séance, une rougeur, un léger gonflement ou un assombrissement transitoire de certains vaisseaux peuvent apparaître. Selon le dispositif utilisé, un purpura peut également survenir.
Combien de séances sont nécessaires ?
Le nombre de séances ne peut pas être déterminé de manière identique pour tous les patients. Il dépend notamment :
- du nombre et du calibre des vaisseaux ;
- de leur profondeur ;
- de l’importance de l’érythème ;
- du phototype ;
- du dispositif utilisé ;
- de la réponse obtenue après chaque séance ;
- de l’évolution naturelle de la rosacée.
Plusieurs séances peuvent être nécessaires. De nouveaux vaisseaux peuvent également apparaître avec le temps, car le traitement laser ne supprime pas la prédisposition à la rosacée.
Quels sont les risques et les effets indésirables possibles ?
Les effets indésirables dépendent du dispositif, des paramètres utilisés, du phototype et de la réaction individuelle. Ils peuvent comprendre :
- une rougeur ou un gonflement transitoire ;
- une sensation de chaleur ou de brûlure ;
- un purpura temporaire ;
- des croûtes superficielles ;
- une hyperpigmentation ou une hypopigmentation ;
- plus rarement, une brûlure ou une cicatrice.
Une sélection rigoureuse de l’indication, des paramètres adaptés, une photoprotection appropriée et le respect des recommandations avant et après la séance contribuent à réduire ces risques.
Pourquoi faut-il parfois associer plusieurs traitements ?
La rosacée peut comporter simultanément une composante inflammatoire, une rougeur persistante et des vaisseaux visibles. Un traitement unique ne permet donc pas toujours de répondre à toutes les manifestations.
Selon le diagnostic, la prise en charge peut associer :
- une photoprotection quotidienne ;
- l’identification des facteurs déclenchants ;
- un traitement topique, notamment par acide azélaïque ou ivermectine ;
- un traitement oral dans certaines formes inflammatoires ;
- un laser vasculaire ou un dispositif lumineux pour certaines rougeurs et télangiectasies.
Ces traitements ne sont pas nécessairement réalisés simultanément. Leur ordre et leur association sont déterminés en fonction des manifestations prioritaires, de la tolérance cutanée et de la réponse clinique.
Laser vasculaire pour la couperose et la rosacée à Braine-l’Alleud
Une consultation permet de distinguer une rosacée inflammatoire, une couperose, un érythème persistant ou une autre cause de rougeur du visage.
L’évaluation porte notamment sur :
- la nature et l’ancienneté des rougeurs ;
- la présence de papules, de pustules ou de vaisseaux visibles ;
- les facteurs déclenchants ;
- le phototype naturel et l’exposition solaire récente ;
- les traitements déjà utilisés ;
- les antécédents de réactions pigmentaires ;
- les contre-indications éventuelles au traitement envisagé.
Cette consultation n’aboutit pas nécessairement à la réalisation immédiate d’une séance. Un traitement local ou oral peut être indiqué en priorité, notamment lorsque la composante inflammatoire est active.
Le cabinet accueille des patients de Braine-l’Alleud, Waterloo, Nivelles, Bruxelles et du Brabant wallon.
Questions fréquentes
Le laser peut-il guérir définitivement la rosacée ?
Non. La rosacée est une affection chronique susceptible d’évoluer par poussées. Le laser peut améliorer certaines rougeurs persistantes ou certains vaisseaux visibles, mais il ne supprime pas définitivement la prédisposition à la rosacée.
L’ivermectine traite-t-elle la couperose ?
L’ivermectine topique est principalement utilisée pour les manifestations inflammatoires comportant des papules et des pustules. Elle ne constitue pas un traitement direct des télangiectasies déjà présentes.
L’acide azélaïque fait-il disparaître les vaisseaux visibles ?
Non. L’acide azélaïque peut contribuer à réduire certaines lésions inflammatoires, mais il ne fait pas disparaître directement les vaisseaux dilatés.
Peut-on réaliser un laser sur une peau bronzée ?
Un bronzage récent peut conduire à reporter la séance. La décision dépend de la longueur d’onde utilisée, du phototype, de l’importance du bronzage et des paramètres envisagés.
Peut-on associer une crème et un traitement laser ?
Oui, dans certaines situations. La rosacée peut présenter plusieurs composantes nécessitant des traitements complémentaires. L’association et le calendrier doivent toutefois être déterminés après l’évaluation médicale.
Prendre rendez-vous
Vous présentez des rougeurs persistantes, des petits vaisseaux visibles ou des lésions inflammatoires du visage ? Une consultation médicale permet de préciser le diagnostic et de déterminer si un traitement topique, oral, laser ou combiné est indiqué.
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Article d’information médicale générale. Il ne remplace pas une consultation, un diagnostic individuel ni une prescription médicale.
Dr Verdiane Moguem - Nefertiti Medical Clinic
Chaussée d’Ophain 226
1420 Braine-l’Alleud
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