La chute de cheveux est un motif fréquent de consultation en médecine esthétique et en médecine fonctionnelle. Le Dr Moguem reçoit à Nefertiti Medical Clinic, à Braine-l’Alleud, des patients présentant une perte de cheveux, une alopécie androgénétique ou une chute diffuse, afin d’en rechercher les causes et de proposer une prise en charge personnalisée.
La chute de cheveux : un symptôme à ne pas banaliser
Perdre des cheveux est normal. Chaque jour, une personne peut perdre plusieurs dizaines de cheveux sans que cela soit pathologique. En revanche, une chute importante, persistante, brutale ou associée à une diminution visible de la densité capillaire mérite une évaluation médicale.
La chute de cheveux n’est pas uniquement une question esthétique. Elle peut révéler une alopécie androgénétique, mais aussi une carence, un déséquilibre hormonal, un stress chronique, une inflammation du cuir chevelu ou une pathologie générale.
L’objectif n’est donc pas de proposer un traitement “standard”, mais d’identifier le mécanisme dominant afin d’adapter la prise en charge.
Vous souffrez d’une chute de cheveux persistante ?
Le Dr Moguem, médecin esthétique et médecin fonctionnel à Nefertiti Medical Clinic, reçoit les patients à Braine-l’Alleud, ainsi que ceux venant de Waterloo, Lasne, Nivelles, Bruxelles et de l’ensemble du Brabant wallon, afin de rechercher les causes de leur chute de cheveux et de proposer une prise en charge personnalisée.
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Les principales causes de chute de cheveux
1. L’alopécie androgénétique
C’est la cause la plus fréquente de perte progressive de cheveux chez l’homme et chez la femme. Elle est liée à une prédisposition génétique et à une sensibilité particulière des follicules pileux aux androgènes, notamment à la DHT, ou dihydrotestostérone.
Chez l’homme, elle se manifeste souvent par un recul des golfes temporaux, une tonsure ou une perte de densité au sommet du crâne. Chez la femme, elle se présente plus souvent sous forme d’un éclaircissement diffus de la raie médiane, avec conservation relative de la ligne frontale.
Plus elle est prise en charge tôt, plus il est possible de ralentir la miniaturisation folliculaire.
2. Les carences nutritionnelle
Le cheveu est très sensible à l’état nutritionnel. Une carence en fer, en vitamine D, en vitamine B12, en zinc, en folates ou un apport insuffisant en protéines peut contribuer à une chute diffuse.
Ces situations sont fréquentes après un régime restrictif, une perte de poids rapide, une chirurgie bariatrique, des troubles digestifs, des règles abondantes ou une alimentation déséquilibrée.
3. Les déséquilibres hormonaux
Chez la femme, plusieurs situations peuvent favoriser la chute : SMOP, post-partum, périménopause, ménopause, troubles thyroïdiens ou hyperandrogénie
Chez l’homme, la voie androgénique reste centrale dans l’alopécie androgénétique, mais il faut aussi rechercher d’autres facteurs associés lorsque la chute est rapide ou inhabituelle.
4. Le stress chronique et l’effluvium télogène
Un stress important, une infection, une chirurgie, un burn-out, une perte de poids rapide ou un choc émotionnel peuvent provoquer un effluvium télogène. La chute apparaît souvent deux à trois mois après l’événement déclencheur.
Cette forme est souvent réversible, mais elle peut révéler ou aggraver une alopécie androgénétique préexistante.
5. Les maladies inflammatoires, auto-immunes ou dermatologiques
Pelade, psoriasis, dermatite séborrhéique sévère, lupus, lichen plan pilaire ou autres alopécies cicatricielles nécessitent une évaluation médicale spécifique. Dans ces cas, un traitement stimulant seul ne suffit pas, et un avis dermatologique peut être nécessaire.
Pourquoi le diagnostic est indispensable
Toutes les chutes de cheveux ne se traitent pas de la même manière. Avant de parler de PRP, de minoxidil ou d’exosomes, il faut comprendre ce qui se passe.
Une consultation permet d’évaluer :
• le mode d’apparition de la chute ;
• la localisation de la perte de densité ;
• les antécédents familiaux ;
• les médicaments en cours ;
• l’état du cuir chevelu ;
• les signes hormonaux associés ;
• l’alimentation, le sommeil, le stress et le contexte métabolique.
Selon la situation, un bilan biologique peut rechercher notamment ferritine, vitamine D, B12, zinc, TSH, bilan hormonal ou marqueurs métaboliques.
Les traitements médicaux de référence
Minoxidil : un traitement de base
Le minoxidil est l’un des traitements les mieux établis dans l’alopécie androgénétique. Il agit notamment en prolongeant la phase de croissance du cheveu et en améliorant l’activité folliculaire.
Il existe sous forme topique, généralement en solution ou mousse. Chez certains patients, une forme orale à faible dose peut être discutée médicalement, en tenant compte des bénéfices, des contre-indications et des effets indésirables possibles.
Le minoxidil demande de la régularité. Les résultats ne sont pas immédiats : il faut souvent plusieurs mois avant d’observer une amélioration visible.
Finastéride et dutastéride : agir sur la DHT
Le finastéride réduit la conversion de la testostérone en DHT via l’inhibition de la 5-alpha-réductase. Il est principalement utilisé chez l’homme dans l’alopécie androgénétique.
Le dutastéride agit également sur cette voie, avec un effet plus large sur les isoenzymes de la 5-alpha-réductase. Son utilisation dans la chute de cheveux dépend du contexte clinique, du pays, des indications et du profil du patient.
Ces traitements nécessitent une discussion médicale claire : indication, bénéfices attendus, durée, effets indésirables potentiels, fertilité, sexualité, humeur, contre-indications et suivi.
Anti-androgènes chez la femme
Chez certaines femmes présentant une hyperandrogénie, un SMOP ou une alopécie de type féminin, des traitements anti-androgènes peuvent être discutés selon le profil hormonal, gynécologique et métabolique. Ils ne sont pas automatiques et doivent être personnalisés.
Minoxidil et trétinoïne : pourquoi cette association est parfois discutée
Certains patients répondent peu au minoxidil. Une des hypothèses est liée à l’activité des sulfotransférases folliculaires, enzymes impliquées dans l’activation du minoxidil.
Des travaux suggèrent que la trétinoïne topique pourrait augmenter l’activité de ces enzymes et améliorer la réponse chez certains patients. Mais cette association n’est pas anodine : elle peut irriter le cuir chevelu, majorer la desquamation, augmenter la sensibilité cutanée et doit être encadrée médicalement.
Il ne s’agit donc pas d’un “hack cosmétique”, mais d’une option à discuter au cas par cas.
L’approche de médecine fonctionnelle
La médecine fonctionnelle ne remplace pas les traitements médicaux validés, mais elle permet d’optimiser le terrain.
Chez un patient qui perd ses cheveux, il peut être utile de travailler sur :
• les apports en protéines ;
• les réserves en fer ;
• la vitamine D ;
• la vitamine B12 ;
• le zinc ;
• l’équilibre thyroïdien ;
• l’insulinorésistance ;
• le sommeil ;
• le stress chronique ;
• l’inflammation de bas grade ;
• la santé digestive en cas de carences répétées.
Cette approche est particulièrement intéressante lorsque la chute est multifactorielle : alopécie androgénétique associée à une carence, effluvium télogène sur stress chronique, SMOP, fatigue, inflammation ou perte de poids rapide.
Vous souhaitez comprendre l’origine de votre chute de cheveux
Une consultation de médecine fonctionnelle permet d’évaluer les facteurs nutritionnels, hormonaux et métaboliques susceptibles de contribuer à la perte de cheveux et de proposer une prise en charge personnalisée.
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Les traitements esthétiques et régénératifs
PRP cheveux
Le PRP, ou Plasma Riche en Plaquettes, consiste à prélever le sang du patient, à le centrifuger, puis à réinjecter une fraction concentrée en plaquettes au niveau du cuir chevelu.
Les plaquettes contiennent des facteurs de croissance pouvant stimuler l’environnement folliculaire. Le PRP peut être intéressant dans certaines alopécies androgénétiques débutantes à modérées, surtout lorsque les follicules sont encore présents.
Il ne remplace pas toujours le minoxidil ou les traitements anti-DHT, mais peut s’intégrer dans une stratégie combinée.
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Microneedling médical
Le microneedling crée des microcanaux contrôlés dans le cuir chevelu. Il peut stimuler les mécanismes locaux de réparation et améliorer la réponse à certains traitements, notamment lorsqu’il est intégré dans un protocole médical.
Il doit être réalisé avec des conditions d’asepsie strictes, un matériel adapté et une indication correcte.
Mésothérapie capillaire
La mésothérapie consiste à injecter superficiellement certains actifs dans le cuir chevelu. Elle peut être proposée dans des protocoles sélectionnés, mais elle doit rester réaliste dans ses promesses. Elle est souvent plus pertinente en complément qu’en traitement unique d’une alopécie androgénétique installée.
LED et photobiomodulation
La photobiomodulation par LED ou laser basse intensité peut améliorer certains paramètres capillaires chez des patients sélectionnés. Elle est généralement utilisée comme traitement complémentaire, avec une régularité nécessaire.
Exosomes : promesse intéressante, mais prudence scientifique
Les exosomes sont de petites vésicules extracellulaires impliquées dans la communication cellulaire. En médecine régénérative, ils suscitent un intérêt croissant pour la peau et les cheveux.
Dans l’alopécie, certaines études récentes suggèrent un potentiel sur la densité capillaire et la stimulation folliculaire. Mais il faut rester prudent : les protocoles ne sont pas encore standardisés, les produits disponibles ne sont pas équivalents, les données cliniques restent émergentes, et les aspects réglementaires doivent être pris très au sérieux.
En pratique, les exosomes ne doivent pas être présentés comme une solution miracle. Ils peuvent être discutés comme une piste de médecine régénérative, mais dans une approche médicale transparente, avec une information claire sur le niveau de preuve.
Le bon traitement est souvent une combinaison.
Dans la chute de cheveux, le traitement le plus pertinent est rarement une seule technique.
Selon le diagnostic, la stratégie peut associer :
• correction des carences ;
• optimisation hormonale ou métabolique ;
• minoxidil ;
• finastéride, dutastéride ou anti-androgène lorsque indiqué ;
• PRP ;
• microneedling ;
• LED ;
• prise en charge du stress et du sommeil ;
• suivi photographique pour objectiver l’évolution.
L’objectif est de stabiliser la chute, renforcer les cheveux existants, stimuler les follicules encore viables et éviter de perdre du temps avec des solutions inadaptées.
Quand consulter
Il est recommandé de consulter lorsque :
• la chute dure plus de trois mois ;
• la raie s’élargit ;
• les golfes se creusent ;
• le cuir chevelu devient visible ;
• la chute est brutale ;
• il existe des démangeaisons, squames, douleurs ou rougeurs ;
• il y a un contexte de fatigue, règles abondantes, SMOP, post-partum, ménopause, stress important ou perte de poids rapide.
Plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances de préserver la densité capillaire.
Conclusion
La chute de cheveux ne se résume pas au PRP, au minoxidil ou à la génétique. Elle peut être liée à des mécanismes multiples : hormones, nutrition, inflammation, stress, médicaments, terrain métabolique et vieillissement folliculaire.
Une prise en charge médicale sérieuse commence par un diagnostic. Ensuite seulement, on peut construire une stratégie personnalisée associant médecine fonctionnelle, traitements médicaux validés et techniques de médecine esthétique ou régénérative.
Vous perdez vos cheveux ?
Plus une chute de cheveux est prise en charge précocement, plus les chances de préserver la densité capillaire sont importantes. Une consultation permet d’identifier les causes possibles, de réaliser un bilan adapté et de construire une stratégie thérapeutique personnalisée.
Dr Moguem
Médecine esthétique , médecine fonctionnelle, approche en médecine régénérative.
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